Sylvie Cairon

Sylvie Cairon

Je ne puis évoquer Cairon sans chanter, sans célébrer, sans louer à nouveau, dans un enthousiasme inlassable, les vertus, les agilités et l’éloquence de son trait. Ce trait dynamique, cette façon de happer et de rendre l’essentiel me comble de joie. C’est à la fois rudimentaire et d’une sophistication épatante. Ingénieux comme un éventail replié qui évoquerait la lumière, la palpitation, la chaleur d’une journée d’août.

Cette habileté, ce sens poétique m’enchantent. Ces virgules, ces apostrophes, ces jambages humains ont quelque chose à voir avec une calligraphie de la pensée. Et c’est par la puissance évocatoire de cette formidable ponctuation humaine que Sylvie Cairon peint de grandes pages, de très grandes pages que je feuillette avec les précautions et les égards dus aux œuvres.

Je viens souvent en cette œuvre, dans cette forêt dense où le cri, le bond, la crispation, le mouvement, la danse, le fantastique, l’effroi mènent un train d’enfer. Je veux, - pour le bénéfice personnel que j’en tire, un bénéfice douloureux et essentiel, pour celui que le regardeur hélé y puisera -, faire l’éloge de cette époustouflante obsession qui danse et hurle intarissablement, de cette geste vigoureuse et hallucinante, révoltée et lucide.  - Denys-Louis Colaux

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