Mélissa Tresse

Mélissa Tresse, peintre - graveuse,  puise son inspiration dans un monde intérieur, peuplé de bêtes, d’animaux étranges et un peu fous qui portent un regard curieux sur le monde et les hommes qui les entourent :  ” J‘aime que mes œuvres racontent des histoires et puissent parler à l’imaginaire de chacun, même si c’est plus de l’ordre de la suggestion. Depuis toute petite, je collectionne tous les animaux morts ou petits squelettes et cette sorte de cabinet de curiosités me suit et me nourrit dans mes réflexions et mes créations ! Et bien sûr, je me plonge dans les œuvres d’autres artistes comme les peintres Jérôme Bosch, Francis Bacon, Paula Rego ou Miquel Barcelo” nous confie-t-elle.
Née à Grasse de parents artistes, Mélissa Tresse, titulaire d’une licence d’arts plastiques à Toulouse, a appris la gravure à Ténérife aux îles Canaries, au sein de l’atelier Antonin Artaud. Puis le soufflage sur verre à La Marsa en Tunisie, et la teinture des tissus «bogolan» au Mali. Au cours de ses études, en 2007, à l’École supérieure des Beaux-Arts de Nîmes, elle décroche une résidence de deux mois à Luxun en Chine, avant d’obtenir en 2010 son Diplôme national supérieur d’expression plastique. Depuis huit ans, elle a déjà réalisé plus de cinquante expositions, à Toulouse, Nîmes, Montpellier, Bordeaux, Paris, Londres, mais aussi à Pamiers, Mirepoix et au Carla Bayle.

Les Gardiens

Travailler le bois brut, de grandes planches de cèdre rassemblées afin que l’espace soit assez grand pour y accueillir l’image d’un corps dans son entier et donner à l’artiste la possibilité de se confronter à une matérialité puissante faisant inévitablement écho à sa propre réalité (tangibilité).
Le bois tel une lumière vient éclairer les zones d’ombre de la surface encrée. L’image des corps apparait alors dans des creux, des éraflures, des grands coups de gouges, des petites griffures laissées dans la matière dense. Trouver des bribes de ce qui fait l’humain dans des morceaux de bois dans des éclats de lumière, inévitablement on pense aux portraits du Fayoum, témoignage poignant de ce qui a vécu, dernières images de l’être avant l’éternité de la mort. Il y’a quelque chose de ce mystère insondable  chez ces « gardiens », figures d’un autre temps, icônes sans visages et sans noms. De cette émergence de la figure humaine on pourrait aussi faire le lien avec la Genèse, Adam et Eve (ceux de Dürer en particulier) premiers représentants de l’espèce humaine, l’origine du masculin et du féminin
.”

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